/ Liberty-City

Le Métro de la Peur

Le métro de Liberty City, autrefois si accueillant, et devenu un véritable coupe-gorge. Les rares personnes qui osent encore y entrer ressortent souvent avec une jambe, un œil ou au mieux un portefeuille en moins. Les rues de notre chère ville sont de nouveau encombrées, le seul moyen de transport à peu près sûr restant la voiture.
Notre envoyé spécial a fait sa petite enquête, au péril de sa vie, il y a quelques semaines. Aujourd'hui en pleine forme après un séjour à l'hôpital, il est en mesure de nous révéler ce qu'il a vu là-bas.

Je pénétrai dans ce lieu sombre et hostile, sous le regard effrayé des passants. Marche après marche, je descendais cette interminable escalier, le cœur serré, et la lumière du jour disparaissait au profit des ténèbres. Enfin, j'arrivai au cœur de la station. Un long couloir se présentait devant moi. D'étranges fresques ornaient les murs, et à ma gauche je pouvais entrevoir une affiche de « The Half-Cocked Man ». Une minuscule porte donnait sur les toilettes, mais, malgré ma curiosité bien propre au journaliste, l'odeur fétide qu'elles dégageaient m'interdit d'aller y jeter un coup d’œil.

Alors que je me dirigeai péniblement vers le wagon qui se présentait devant moi, trois hommes armés de battes de base-ball s'avancèrent vers moi, le regard menaçant. Je sentis un frôlement, et au même moment, je pensai que ma tête allait exploser. Puis, le vide. Je me suis réveillé, trois semaines plus tard, à l'hôpital de Pike Creek.

Voilà ce que nous a dit le pauvre homme avant d'annoncer sa démission et de prendre sa retraite après ce coup dur. A ce propos, il va bientôt sortir un livre, « Le Couloir de la Peur », où il raconte en détail sa pénible aventure. A voir aussi, son interview demain soir à la télévision, et son recueil de conseils tous plus pratiques les uns que les autres : « Comment survivre dans un métro ». Bonne lecture.