/ Los Santos

Après l'embrasement généralisé, le calme semble revenu

Les extrêmes violences de ces derniers jours, à Los Santos, ont contaminé l'ensemble de l'État de San Andreas, et particulièrement la ville très cosmopolite de San Fierro. Le Liberty Tree au cœur de la jungle, suite et fin.

Personne n'a pu y échapper. La flambée incroyable des violences a atteint son paroxysme lundi dernier, presque deux semaines après le départ du feu. Ce soir, vendredi, il semblerait que le calme soit revenu dans tout l'État de San Andreas, suite à l'incarcération des deux officiers du LSPD qui ont abattu une jeune femme le 10 novembre dernier.

Le verdict est tombé hier en début d'après-midi : sept ans de réclusion criminelle, dont cinq ans fermes, pour l'officier McCoy, auteur du coup de feu mortel, et trois ans, dont dix-huit mois avec sursis pour l'officier Harry. Ce dernier était accusé de non-assistance à personne en danger et de parjure, ayant plaidé coupable. Le syndicat de la police de Los Santos a immédiatement exprimé son dégoût et a fait part à la presse de son intention de faire appel de ce jugement.

Aux yeux de nombreux citoyens, il est désormais indéniable que Los Santos, voire l'Amérique toute entière, est la capitale de toutes les injustices. La première injustice est bien entendu la mort tragique de cette pauvre jeune femme d'à peine vingt ans, qui hantera pour longtemps les esprits des vandales et des policiers, et sûrement de toute la population de Los Santos. La deuxième injustice concerne les officiers McCoy et Harry qui, bien que coupables, ont été victimes, n'ayons pas peur des mots, de la folie vengeresse de la population. Ils ont été tous deux jugés, non pas par la justice américaine mais par la justice de la rue. Ajoutons que même si aucune confiance ne peut être accordée à la justice américaine, que les gouvernements étrangers qualifient de "commerçante", aucune confiance ni aucune légitimité ne pourra un jour être accordée à la justice de la rue.

Mais outre ces considérations que nombreux jugeront hors de propos et antipatriotiques, revenons plus précisément sur la chronologie des événements :

- jeudi 10 novembre : décès de Yasmin Andrew puis manifestations devant le LSPD, premiers affrontements avec la police.

- samedi 12 novembre : troisième jour d'émeutes, nombreuses victimes, premiers morts, déclaration de Mr Nick Dickson.

- mardi 15 novembre : recrudescence des violences, incendie criminel d'un Burger Shot et braquage d'un Ammu-Nation, assassinat de trois résidents de Rodeo.

- jeudi 17 novembre : après une semaine d'émeutes continues, baisse de la violence, première accalmie et premiers bilans

- vendredi 18 novembre : flambée incroyable de violence, trois policiers tués, nombreuses voitures brûlées, magasins pillés, bâtiments incendiés.

- lundi 21 novembre : paroxysme de la violence, embrasement de San Fierro et incidents mineurs dans tous l'État.

- mardi 22 novembre : premières revendications, adoucissement du ton de la part des autorités sous la pression des manifestants.

- mercredi 23 novembre : début de la détente, baisse considérable des tensions.

- vendredi 25 novembre : verdict des deux officiers accusés, accalmie générale, retour au calme, aucun incident signalé.

L'heure est désormais au bilan. Par chance, le recours à l'armée n'aura finalement pas été nécessaire. Le bilan humain est très lourd et d'un point de vue matériel, les traces de ces émeutes vont sans doute rester durablement ancrés dans la ville. Chacun y va de son propre commentaire face à ces actes de vandalisme. Chacun a une approche différente de la question. Pourtant nous devons tous garder à l'esprit que cette insurrection n'a pas que des effets, aussi terribles soient-ils, mais aussi et surtout des causes. Tirons les enseignements de cette violence, pour que toutes ces morts ne soient pas vaines, pardonnons, comprenons...

Le gouvernement et l'ensemble des autorités semblent avoir été profondément touchés en plein cœur. Quand "révolte" et "ras-le-bol" ne riment pas forcément avec "répression", l'État prouve une fois de plus son incompétence.

Quand le ghetto brûle... les premiers brûlés n'y sont pas étrangers...