/ Vice City

$Capitol$ : journée d'un tueur à gages

Pour ce premier numéro de Capitol, nous vous proposons le quotidien d'un tueur à gages : tueur à gages, métier d'avenir ou job d'été ? Barbare ou doux comme un agneau ? Combien coûte un tueur à gages ? Ce sont ces questions auxquelles nous vous répondrons.

Nous sommes à Vice City, Little Havana. Ce que les passants ne savent pas, c'est qu'un tueur à gages, un porte-flingues comme on les appelle dans le milieu, habite dans unes des maisons pauvres. Peu de personnes le savent mais le tueur à gages a un fort intérêt économique pour la mafia ou tout autre gang et Antonio Mantano, cubain d'origine, a bien voulu nous faire partager son expérience.

D'abord, ce métier qui n'est pas très reconnu, pourrait-il avoir de l'avenir ? Nous pensons que non, tout simplement parce que c'est un métier de niche dont les places sont chères. Il faut avoir la réputation pour être reconnu. Par contre, si vous avez l'occasion de travailler pour une organisation criminelle en été par exemple, vous serez sollicités par vos employeurs étant donné votre bas prix.

Il est 9h00 du matin. Antonio est levé depuis 5h00, nettoyant ses fusils et sa tronçonneuse. Le téléphone sonne : c'est son actuel patron qui veut obtenir ce qu'on lui doit. Vous l'aurez compris, Antonio va devoir chercher sa cible et le convaincre de rendre à César ce qui est à César. Nous sortons rapidement pour monter dans son break, pas très côté niveau mode mais terriblement discret. Nous roulerons jusqu'à Little Haitï pour s'arrêter devant une vieille maison. Nous en profitons pour poser quelques questions à Antonio :

Liberty Tree : Qu'allez vous faire maintenant ?

Antonio Mantano : Il y a mon patron qui veut que j'aille buter un muchacho et lui prendre la thune qu'il lui doit. C'est rapide, je prend le pistolet avec le silencieux et sa me prend cinq minutes, pas plus...

Liberty Tree : Et la tronçonneuse ?

Antonio Mantano : (en sortant de la voiture) C'est pour ceux qui sont difficiles à convaincre...

En effet, Antonio ressort tranquillement après cinq petites minutes, plusieurs liasses de billets à la main. Il n'y a aucune traces de sang, on voit qu'Antonio est un pro et qu'il connaît bien son métier. De retour dans la voiture, il appelle son employeur. Comme récompense, il aura 1000$, qu'il devra aller chercher plus tard. Nous pouvons d'ores et déjà en répondre qu'en voyant la rapidité à laquelle il a commis son méfait, Antonio n'a pas une technique barbare mais plutôt basé sur le calme et la sagesse de mettre une balle en pleine tête, du moins, c'est ce qu'il nous dit.

Une fois rentré à la maison, Antonio Mantano nous prépare ou plutôt nous réchauffe un plat vieux de trois jours : je vous aurais bien amené au fast-food, mais j'ai lu dans la presse qu'il y avait une chica qui avait trouvé un rat dans son repas... En mangeant, nous avons pu le questionner :

Liberty Tree : C'est une vocation ce boulot ?

Antonio Mantano : En arrivant de Cuba, il me fallait du fric. J'étais tenté dans la coke mais je préférais prendre un secteur que je connaissais bien. J'ai de l'expérience, je tuais déjà à Cuba !

Liberty Tree : Et c'est un métier stable ce que vous faites ?

Antonio Mantano : J'avais un boss qui m'avait dit les gars qui durent dans ce métier sont ceux qui volent droit, pas de vague, tranquille. Ceux qui veulent le grand chelem, chica, champagne et frime, ils dégagent, et il avait raison finalement... Regardez autour de vous : vous voyez du champagne ou des muchachas ici ?_

Liberty Tree : Vous êtes honnête ? Je veux dire par là que vous ne dénoncez pas, ne faites pas l'indic...

Antonio Mantano : (il s'énerve) Hé, le fouille-merde, j'ai jamais baisé un mec de toute ma vie. Sur cette terre, je fais confiance qu'en mon manche et en ma parole. Elle, elle est ferme, l'autre est d'acier. Est-ce que c'est clair ?

Liberty Tree : Hem, oui, très clair, vous gagnez combien en moyenne ? Vous coûtez cher à votre employeur ?

Antonio Mantano : Je gagne 10000$ par semaine en moyenne. Les types qui veulent pas trop dépenser s'arrangent toujours pour me faciliter la tâche donc ils enlèveront la prime de risque.

Un tueur à gages ne coûte pas si cher, comme on aurait pu le penser. Néanmoins, tout dépend de l'employeur. L'après-midi sera calme et le soir sera mouvementé pour Antonio : Il est 20h36, il reçoit un coup de fil d'un Cubain : il lui demandera d'accomplir quelques sales besognes, c'est-à-dire liquider quelques taupes. Nous montons rapidement dans la voiture pour se rendre à deux rues de là où nous sommes. Antonio est soucieux et prendra sa tronçonneuse : quand un Cubain m'appelle, ce qui n'arrive jamais d'ailleurs, c'est pour m'enculer et sa, je t'en ai déjà parlé. Ce gars, sa doit être un coco et je suis sûr qu'ils nous attendent . Effectivement, une quinzaine d'hommes armés jusqu'aux dents nous attendaient. Ayant le principe de toujours terminer un travail, il sortira avec la tronçonneuse.... Etant à l'intérieur, nous avons pu voir comment Antonio réussit à repeindre son break...

C'est sur cette action qu'Antonio nous a dit au revoir. Ne vous en faites pas, il s'en est sorti tranquillement. Le prochain numéro de Capitol portera sur la brigade des stupéfiants à Liberty City : Comment les homes de cette brigade gèrent-ils la corruption ? Prennent-ils autant de risques qu'on veuille bien le croire ? Il y a t-il des meurtres illégales commandité par la mafia ?