/ Vice City

$Capitol$ : VCPD

Samedi, 5:00AM. Confortablement installés dans l'accueil du QG de la police, en train de boire un jus de chaussettes immonde, nous attendons les policiers qui nous guiderons pendant notre reportage. La police de Vice City n'a rien à voir avec ce qu'on avait connu à présent dans les villes telles que Liberty City, Los Santos, San Fierro ou bien Las Venturas. A Vice City, il n 'y a aucune issue possible :

Ici, c'est nous qui faisons la loi. Pas de corruption possible. Vous renversez un de nos agents, attendez-vous à un petit tour au commissariat si vous êtes mauvais conducteur !

Comme le dit si bien M. Repressia, commissaire principal de Vice City.

Le QG de la police de Vice City.

Après un petit quart d'heure d'attente, les policiers que nous suivrons arrivent, l'uniforme impeccable, l'arme rangée correctement et le badge bien en vue. Mais ce n'est qu'apparence car le commissaire aura commis au moins un vice : c'est de nous confier les deux agents de police les plus vicieux et les plus mauvais de tout Vice City, les gardiens de la paix Sonny Patey et Ricardo Tules. Néanmoins, nous en profitons pour les présentations et autres questions :

Liberty Tree : Messieurs, bonjour et merci de nous avoir reçus. Pouvez-vous décliner votre identité ?

Sonny Patey : Hé bien, je suis Sonny Patey, gardien de la paix, et sans grade. Je suis là depuis 10 ans maintenant.

Ricardo Tules : Moi, je suis sergent, le sergent Ricardo Tules. Je suis là depuis 11 ans et je suis à fortiori, heu, gardien de la paix.

Liberty Tree : Vous pouvez nous parler de vos fonctions au sein de la ville ?

Ricardo Tules : Ben, les gens appellent et nous, on répond.

Sonny Patey : Oui, ils appellent et nous on vient sur les lieux pour éliminer la vermine...quand il y en a.

Liberty Tree : Et vous recevez beaucoup d'appels dans la journée ?

Ricardo Tules : Oula, oui, on en reçoit et à fortiori, c'est notre devoir que d'aller secourir la veuve et l'orphelin.

Sonny Patey : Whaaa, regarde la poulette là-bas, de l'autre côté de la rue !

Nous décidons d'arrêter l'interview quand le téléphone sonne. Sonny Patey répond en rassurant la personne au bout du fil, puis raccroche. Un problème pourtant, il a dit à la personne qu'ils arrivaient mais il n'a prit aucune adresse. Ricardo Tules à l'idée de rappeler la personne mais sans numéro, c'est difficile... Cette bévue n'est qu'un échantillon de ce que nous a montré la police de Vice City. Soyez sûr que si vous les alerter, vous ne verrez arriver une patrouille qu'une fois sur deux.

Attendant un autre appel, nous pouvons se poser la question suivante : du point de vue économique, c'est quoi le VCPD ? Pour le gouvernement de Floride, le VCPD est une véritable ruine. Selon les derniers rapports établis, les agents de police sont deux fois mieux payés que dans toutes autres villes. Comptez $2000 pour un gardien de la paix tel que Sonny Patey. Bien sûr, nous ne prenons pas en compte la police scientifique. Ensuite, le gouvernement doit payer les frais d'essence car les policiers viciens sont plus dehors en train de rouler qu'à l'intérieur, en train de recevoir les plaintes. Il est inutile de parler des pots-de-vin versés par le gouvernement aux commissaires... De plus, Vice City regorge de commissariats et demande donc beaucoup d'argent pour l'entretien, les salaires, etc.

Une police qui coûte chère : de nombreux commissariats...

...et le genre de cadeau que peuvent recevoir certains commissaires de Vice City.

Au deuxième appel, les deux agents ont prit soin de noter le numéro de téléphone et l'adresse. Calés sur une chaise, nous nous sommes dit qu'il y avait enfin de l'action dans cette ville. Rapidement, nous sortons du commissariat pour prendre la première voiture de fonction garé sur le parking. Manque de chance, Sonny Patey oublie la clé dans le bureau, ce qui fera, le temps qu'il trouve cette clé, dix minutes perdues. Nous nous installons sur la banquette arrière et observons les deux policiers dans le feu de l'action. "Central, ici patrouille 43, arrivons sur les lieux d'une fusillade, à vous....Ok, bien reçu central" : nous ressentions des frissons quand nous entendions cette phrase prononcée par Ricardo Tules. La voiture s'arrête brusquement. Nous descendons pour prendre des photos et observer le magnifique spectacle offert par nos deux gardiens de la paix.

Les policiers de Vice City, de mauvais tireurs ?

Selon l'appel, il y avait une fusillade dans Little Havana. Or, nous avons constaté que nous étions dans Little Haïti mais nos deux policiers de l'extrême s'en fichent puisqu'ils courent à ce moment derrière un suspect vêtu d'une chemise hawaïenne, du plus pur style vicien. Nous nous sommes demandés en regardant la course-poursuite à pied, si au commissariat de Vice City, on donnait des cours de tir aux agents de police... S'engageant alors dans les petites ruelles, le suspect s'arrêta devant une impasse. Sonny Patey et Ricardo Tules se congratulaient de leur victoire. D'ailleurs, le suspect présumé en profita pour dire quelque mots : "hé, hé, calme les mecs, calme, je suis un mec à la cool moi..." mais ça n'a pas suffit à Tules qui le descendit sous nos yeux. Après avoir fouillé le corps, les deux policiers constatèrent qu'ils avaient commis une bavure.

Une bavure de plus pour le VCPD.

A l'heure où nous imprimions, Sonny Patey et Ricardo Tules étaient virés pour des motifs inconnus.

Nous avons fait une énorme erreur en engageant ces deux rigolos. Grâce à eux, nous sommes la risée des bandits et de tout le reste de la vermine de cette ville. Mais dites vous bien qu'avec mes futures réformes, le vice n'existera plus et il faudra renommer cette ville ! Mais je dois vous laisser car j'ai une enveloppe et un peu de cok..heu, farine, à aller chercher...

Une chose est sûre, la police de Vice City comporte beaucoup de vices dans ses rangs.