/ San Fierro

Le cri qui tue

C'est un événement peu commun qui a frappé le quartier de Chinatown à San Fierro, hier en fin de matinée. D'après les témoins, un homme se serait effondré sans vie peu de temps après qu'une autre personne ait poussé un petit cri strident. Maintenu sur place jusqu'à l'arrivée du SFPD, l'homme en question raconta qu'il a usé de la technique du "cri qui tue" apprise dans un logiciel éducatif crée par Maître Lim et édité par Gilbert Software, pour liquider l'autre personne qui lui devait apparemment de l'argent.

Chinatown, véritable petite Asie au coeur de San Fierro.

Pensant d'abord à un canular, les agents de police furent bien obligés de constater que le pauvre homme gisant sur le sol était bien mort. Tenant à vérifier cette théorie du cri qui tue, nous avons rencontrés Maître Lim, professeur de Kung-Fu dans une petite salle d'arts martiaux de San Fierro, et miraculeusement conservé depuis sept-mille quatre-cent ans par la pratique quotidienne de son art martial, si l'on en croit ce dernier.

Maître Lim et sa petite salle d'entraînement aux arts martiaux.

Le cri qui tue n'est bien sûr qu'une légende, nous raconte Maître Lim, un mythe colporté par les films de Hong-Kong. Ce que vous, occidentaux, appelé vulgairement "cri qui tue", n'est autre qu'un cri assommant, le Kueng-Kon-Chung destiné à épater, voir surprendre l'adversaire novice. Je vais vous expliquer les tenants et les aboutissants de cette technique. Tout d'abord, vous devez vous téléporter dans le dos de votre adversaire pour l'approcher sans danger. Ensuite, vous devez crier dans l'oreille de votre adversaire. Instinctivement, ce dernier se retourne, étonné, tandis que vous vous téléportez de nouveau, cette fois, face à lui. L'adversaire est alors à votre merci, et il ne vous reste plus qu'à l'achever, par exemple avec la Technique de l'Arbre, mieux connue sous le nom de Pan-Dang. Bien évidemment, tout cela va très vite, à peine une seconde.

Peu après notre entrevue avec l'honorable Maître Lim, le SFPD emmena le professeur de Kung-Fu au poste de police de San Fierro pour en savoir plus, à leur tour, sur ce fameux "cri qui tue". A l'heure où vous lisez ces lignes, Jason Goodspeed, l'agresseur de Chinatown, est toujours en garde à vue. Un problème se pose cependant aux officiers du SFPD, car comment inculper pour meurtre un homme non armé dont la victime ne présente ni blessure, ni trace de lutte ?

Quartier Général du SFPD.