/ San Fierro

Un groupe de pélerins miraculés

Comme chaque année à la même époque, Hector Wilson, un conducteur d'autocar depuis plus de 20 ans, transportait le groupe de pèlerins de l'église "Saint Baptiste" (située à San Fierro) vers l'église "Sainte Bernadette de Lourdes" (située à Las Venturas), et roulait  donc en plein milieu de la voie rapide traversant la ville du pêché. Mais un invité surprise aurait perturbé le recueil de ces religieux. En effet, le conducteur aurait reçu un appel anonyme sur la radio de l'autocar déclarant brièvement qu'une bombe aurait été placée en dessous du véhicule. Par souci de sécurité, le conducteur eut la lucidité de ne pas s'arrêter, de peur que cette arme destructrice ne soit branchée sur le compteur de vitesse. La radio brouillée, aucun moyen de communication avec les services d'autorité, les chances pour le bus d'arriver à destination en entier étaient moindres.

Hector Wilson lors de l'interview

Je pensais surtout à mes gosses et à ma femme. J'ai préféré ne rien dire aux religieux qui étaient dans mon autocar, parce que la panique n'aurait rien résolu... J'en avais les larmes aux yeux. Vous savez, quand vous avez plus d'une trentaine de vies qui ne tiennent qu'à un fil et que tout repose sur vous, vous ne vous attendez plus qu'à un miracle...

A déclaré Hector Wilson, visiblement très ému par cette expérience.

Photographie du bus piégé sur l'autoroute (pris par un radar manuel)

Heureusement pour lui et pour les autres protagonistes, un miracle a eu lieu. En effet, John Bowyler, un motard comme tous les autres mais aussi un démineur à la retraite, aurait vaguement entendu, en doublant l'autocar en question, le compte à rebours de la bombe. Etant un ex professionnel en la matière, il téléphona à des connaissances travaillant toujours dans la brigade de déminage de Las Venturas en prétendant qu'il y avait assez de puissance dans cette bombe pour embraser l'autocar tout entier. La brigade a finalement désamorcé la bombe à la suite d'une manœuvre délicate pour rentrer dans l'autocar.

John Bowyler lors de l'interview

Après 50 ans de travail chez les démineurs, croyez moi que chaque "bip" me donne tous les détails sur n'importe quelle bombe ! Et avec ce C4 fait maison, y'avait assez de plastique pour les envoyer sur la lune ! Tout à l'heure, on m'a dit plusieurs fois que j'étais un miracle, mais bon, j'étais juste au bon endroit au bon moment !

A déclaré John Boyler à la suite de son aventure extraordinaire.

Signe divin? Chance inouïe? Dans tous les cas, cette aventure a encore plus plongé ces pèlerins dans leur religion.

Personne n'a encore revendiqué l'attentat.