/ Liberty-City

Sucker beatdown

Toi, oui TOI, le lecteur binoclard boutonneux aux allures de geek, fan de Space Trek, n’as tu jamais eu envie de foutre une belle branlée à ton gros costaud de voisin qui n’arrête pas de se payer ta tête, ou donner un coup de pied dans les parties intimes du beau gosse du lycée qui roule en Camaro et te ridiculise devant les filles ? Réjouis-toi, car cela est enfin possible, et sans terminer aux urgences avec un traumatisme crânien !
CNT, première chaîne privée du pays, lance aujourd’hui son nouveau concept de télé-réalité : Sucker Beatdown. Le concept est simple, vous connaissez, dans votre entourage, un Sucker, un emmerdeur, un type qui se croit tout permis et qui mériterait bien qu’on lui tire les oreilles ? CNT le met au défi dans une arène, face à un kick-boxeur professionnel pendant trois rounds. Mille cinq cent dollars sont mis en jeu, soit cinq-cent dollars par round. Si votre Sucker remporte le round, il remporte aussi les billets, et dans le cas contraire, l’argent vous revient.

Avec Sucker Beatdown, CNT frappe un grand coup.

Tourné en public dans une arène de combats illégaux de Liberty City, Sucker Beatdown sera diffusé au rythme de trois épisodes chaque samedi soir, en prime-time. Kirk Rowland, directeur de la chaîne CNT a eu la gentillesse de nous retourner une réponse à l’e-mail que nous lui avons envoyé.

Kirk Rowland : Lorsque le concept de Sucker Beatdown nous a été présenté, j’ai tout de suite été enthousiaste. C’est vrai, quoi de plus jouissif que de foutre une raclée à un petit con qui se croit tout permis ? Tout le monde en rêve ! C’est encore plus jouissif pour la victime qui nous amène son Sucker, et qui, à coups sûr, repartira avec les 1500$ en poche. C’est franchement rare qu’un petit branleur de cité arrive à terrasser un champion de kick-boxing, par contre, CNT ne saura être tenu responsable des éventuelles représailles envers la victime en dehors du cadre de l’émission. Eh, on est pas leur mère non plus !

L’amicale de infirmiers de Liberty City a d’ores et déjà poussé sa gueulante, disant qu’outre l’approche peu convenable du concept, les hôpitaux de la ville serait bientôt débordés de frimeurs couverts de commotions et autres bras cassés, réduisant ainsi les places pour les « vrais » accidents. Mais bon, d’après nos sources, les infirmiers attendent la première de Sucker Beatdown avec impatience.

En exclusivité, deux images tirées du premier prime de Sucker Beatdown.