/ Los Santos

Un SDF retrouvé mort sous l'autoroute

Même sans avoir déjà reçu les résultats de l’autopsie, il apparaît évident que cet homme a été canardé par une arme à longue portée, sa tête ayant littéralement explosée. Évidemment, il n’y a aucun témoin de la scène, cet endroit étant bien à l’abri des regards. Il semblait vivre avec plusieurs autres personnes, sensiblement du même âge. Ceux-ci ont pu nous déclarer qu’il s’agissait d’un immigré roumain d’une quarantaine d’années, sans histoire. Et sans papier non plus bien sûr. Mais, est-ce parce que c’était un immigré qu’il fallait nécessairement le tuer ? Cela semble invraisemblable, mais aussi l’unique motivation probable du tueur.

Un de ses compagnons nous confie :

Marco, c’était le gars le plus sympa du camp ! Il me passait toujours ses restes de bouffe qu’il trouvait dans les poubelles du coin.

La police se demande actuellement s’il ne pourrait pas s’agir d’une balle perdue au cours d’un règlement de compte entre gangs, ce qui effraie la population, et en particulier les parents.

Nous sommes donc allés interroger deux jeunes portant les couleurs du gang des Ballas, faisant rage en ce moment sur Grove Street.

Mais merde, enculé, quand est-ce que vous allez piger qu’on n’y est pour rien ! C’est pas parce que y’a un pov’ type qui s’est fait descendre que c’est forcément nous ! Allez parler aux chinois plutôt.

Vous l’aurez compris : que ce soit par la force ou la persuasion, ces jeunes gens ne se montreront jamais compréhensifs envers la presse. Et donc, encore une fois, l’enquête policière piétine et la mort de cet homme ne sera peut être jamais totalement élucidée. Allons-nous vers un monde où ce sont les gangsters qui font leur propre loi ?

Rappelons pour terminer que la vie à Los Santos est assez « simple » : soit vous êtes totalement pauvre comme ces gens et vous vivez sous les ponts, soit vous vous retrouvez dans la misère et la violence des ghettos dominés par les gangs, ou bien vous avez plus de chance et vous vivez dans le luxe de Rockford Hills. C’est une constatation triste, mais réaliste : les classes moyennes disparaissent.

Le camp dans lequel vivaient la victime et ses congénères.