/ Los Santos

Une journée avec un candidat de Star ou Tocard

Aujourd’hui mes chers lecteurs, nous allons nous intéresser, et même carrément vivre, une journée dans la vie d’un candidat de l’émission de télé-réalité à la mode en ce moment, notamment chez les pré-ados, « Star ou Tocard ». En effet, j’ai moi-même pris l’initiative de m’inscrire auprès de la production temporairement pour mieux écrire cet article. Et vous allez voir qu’entre le rêve qu’on vous vend à la télé et ce qu’il se passe en réalité, il y a une belle différence.
Pour les incultes, sachez que cette émission est présentée par Lazlow Jones, un ex (quoique ça se discute) toxicomane avec une tendance alcoolique, et les épisodes sont réalisés en grande partie à Maze Bank Arena de LS. Mais que font les candidats le reste du temps ? Se prélassent-ils vraiment dans les jacuzzis de leurs villas toute la journée ou doivent-ils s’entrainer à chanter un minimum ?

Lazlow Jones, présentateur de cette émission à succès.

8.00 AM

C’est le réveil. Je me réveille dans la villa que la production de l’émission m’a prêtée, du côté de Vinewood Hills. La classe, non ? Enfin bref, la villa est somptueuse évidemment. Elle est bien cachée des regards indiscrets mais dès que l’on passe à l’arrière, on y voit une magnifique terrasse avec piscine. Quoi de mieux pour attirer les jeunes gamins de Chamberlain Hills ?

Le devant à l'abri des regards, et l'arrière paradisiaque de la villa.

L’agent qui me guide durant la journée (toute l’émission pour les candidats « normaux » bien entendu), m’appelle un quart d’heure plus tard pour m’ordonner de me rendre à la Maze Bank Arena en vitesse pour commencer mes deux heures d’entrainement de chant. Moi qui adore chanter, je sens que ça va me faire un bien fou…

11.00 AM

Après un cours de chant interminable avec un type qui se prétend professeur alors qu’il a juste donné trois cours à des ados boutonneux de Chumash, j’en arrive enfin à l’heure que je vais sans doute préférer de la journée : le shopping sur Rockford Hills. Eh oui, la production me demande de passer quelques heures avec une styliste de chez Ponsobys pour me faire une garde de robe « décente ». Sérieusement, avec un emploi du temps et des agents aussi dur, je me demande comment ces gosses font pour tenir deux mois. Ou alors, que leur promet-on en échange ? On est sans cesse surveillés dans cette émission, soit par de vraies personnes, soit par les caméras de télé qui tournent.

2.00 PM

Mon agent m’a appelé en me hurlant d’aller acheter une voiture de luxe à un certain Simeon Yetarian, parce qu’ils ont un soi-disant arrangement avec lui. Il paraît que ça fait bien si on veut devenir une star de se promener en Obey 9F ou en Vacca… Quoiqu’il en soit je n’ai pas eu vraiment le choix et je suis allée acheter une charmante Obey Tailgater. J’espère que la prod’ me laissera au moins la garder en souvenir à la fin de mon immersion… Ce Simeon est assez spécial, et ses employés encore plus, mais bon je ne vais pas m’étendre ce n’est pas le sujet ici.

4.00 PM

Alors là, c’est le moment le plus incongru de la journée : il a fallu que j’aille signer des autographes de charité dans un supermarché sur Davis ! Est-ce que c’est vraiment ça le boulot d’une star, ou bien est-ce que l’émission a encore un partenariat pour faire vivre les supermarchés de la ville ? C’est étonnant que ça plaise à autant de gens. Qu’y a-t-il d’intéressant à se promener en ville toute la journée entouré de caméras franchement ? À ce stade, on peut d’ailleurs presque se demander si ce n’est pas une atteinte à la liberté des individus… Ah mais non, j’oubliais : ils ont signé une décharge autorisant l’émission à empiéter sur leurs droits fondamentaux…

Le supermarché où j'ai dû faire œuvre de charité

7.00 PM

C’est certainement le meilleur moment de la journée, excepté qu’il y a toujours la présence des caméras… Après une journée à courir partout, j’ai enfin le droit de me détendre un peu dans une boite de nuit branchée jusqu’à minuit passée… Enfin ça c’est pour les candidats normaux qui devront refaire la même chose le lendemain, moi je rends mon tablier et j’ai bien l’intention de m’éclater ce soir ! Comme quoi finalement tout ne se termine pas si mal. C’était une journée intéressante, qui montre bien à quel point les gosses qui rêvent de percer dans la musique sont quasiment exploités dès leur « formation ». Heureusement qu’il n’y a pas que ce genre d’émission pour y parvenir ; il y a aussi la possibilité d’avoir des relations parmi les mafieux de la ville… Eh oui les amis, l’argent fait tout (ou presque). Vous croyez que des gosses de South LS vont avoir la chance de faire entendre leurs petits rap à de grandes maisons de disques ? Que nenni.