/ Los Santos

Bloody Sunday

La journée d'hier a fini d'une façon dramatique. Un AT400 de la compagnie Juank Air en provenance de Liberty City s'est écrasé sur la piste 69 du Los Santos International Airport (LSIA). Les boites noires de l'appareil ont été analysées dans la matinée mais il est encore trop tôt pour définir la cause du crash. Après de longues heures de discussion avec le LSPD et l'intervention de quelques relations dont les noms ne serons divulgués, Le SID (Scientific Investigation Department) a bien voulu nous faxer une copie du rapport d'analyse de l'enregistrement des boîtes ainsi que la position et le trajet de l'avion (en rouge) sur le radar du trafic aérien avant le crash

Il apparaît qu'un incendie se serait déclaré à bord de l'appareil, probablement dans la soute à bagages, une demie-heure avant le crash. Le pilote, John Kasparov et son Copilote, Jim Sullivan, ont lancés un mayday à la tour du LSIA à 20h57 très exactement. Le trafic au sol a alors été interrompu et la piste 69 a été réservée à l'atterrissage d'urgence du vol JA1745. Une dizaine de minutes avant l'accident, alors que l'AT400 survolait Downtown à basse altitude, une explosion se fît entendre. Sylvestre Sassabin, touriste Réunionnais en séjour à Los Santos, eu le réflexe de prendre le photo suivante alors qu'il attendait son hot dog.

C'était franchement impressionnant dis donc, j'attendais mon sandwich quand tout à coup, j'entendis un bruit sourd venant du ciel. J'ai levé la tête et j'ai vu cet avion avec une traînée de fumée noire derrière lui. Etant en visite dans cette belle ville de Los Santos pour du tourisme et ne quittant jamais mon appareil photo, j'ai attrapé ce dernier et ait pris trois ou quatre clichés. Celui que j'ai fournis à la presse est le plus net d'entre eux. Pauvres gens, ça a dû être terrible...

Photo amateur prise par M. Sassabin.

Ensuite, tout s'enchaîna très vite. L'appareil se retrouva, non sans mal, en approche finale, une queue de fumée noire derrière lui. Kasparov était un bon pilote, il aurait pu poser l'AT400 sans soucis si les trains d'atterrissage de ce dernier n'étaient pas restés coincés. Le SID pense que l'incendie a endommagé nombre de mécanismes, incluant le dispositif d'ouverture des trains. L'avion se posa sur le ventre à 20h32 dans une gerbe d'étincelles qui attisa l'incendie déjà présent, faisant exploser le réservoir droit ainsi que le reste de l'appareil. Aucun passager n'a hélas survécu au crash. La thèse terroriste semble écartée, même s'il est encore trop tôt pour tirer une conclusion fiable quand aux circonstances réelles du crash.

Usant toujours de mes relations, j'ai pu me glisser entre deux véhicules du LSPD et prendre quelques photos.

Le FDLS et les ambulances sur le tarmac du LSIA, sans oublier le LSPD sécurisant le périmètre.

Mais comme si une catastrophe ne suffisait pas, un autre drame s'est produit une heure après le crash de l'AT400.

L'explosion d'une partie de l'appareil ayant projeté des morceau de carlingue en feu sur l'autoroute longeant l'aéroport, le LSPD a decidé de mettre en place un barrage filtrant sur les voies les plus proches des pistes d’atterrissage. Tout s'organisait parfaitement bien, jusqu'au moment où le conducteur d'une Cadillac ancien modèle "péta les plombs" et força le barrage de police pied au plancher.

Un témoin se trouvant par hasard sur place à ce moment là eu le temps de prendre une photo de la voiture qui démarrait en trombe. La police travaille actuellement sur cette photo pour essayer d'identifier le chauffard par sa plaque d'immatriculation, mais le manque de luminosité et la rapidité à laquelle le témoin a pris la photo rendent ce cliché flou et peu exploitable.

La Cadillac du chauffard après avoir percuté la Chevrolet du LSPD.

Un vent de panique s'est alors emparé du lieu. Les officier McCormick et Jefferson chargés de sécuriser l'autoroute se sont mis à faire feu aveuglement sur le coupé vert déjà loin. Pris de panique, Lester Simpson tenta de dégager sa BMW de ce barrage de malheur en heurtant une berline qui se trouvait devant lui. Les deux officiers, croyant qu'il s'agissait d'un nouveau chauffard fonçant sur eux, vidèrent leurs chargeurs en direction des véhicules bloqués en file indienne depuis plus d'une heure. C'est à ce moment là que le drame se produisit. Dans la panique générale, une conductrice originaire de Ganton fut tuée d'une balle en pleine tête alors qu'elle tentait de quitter son véhicule, paniquée par le bruit des armes à feu.

Tous perdirent leur sang froid, et c'est cette pauvre femme qui en a fait les frais" nous raconte un autre témoin oculaire.

La police de Los Santos est aujourd'hui montrée du doigt pour cette dramatique bavure. Certains parlent d’incompétence, d'autres d'un penchant "cow-boy" trop prononcé chez les officiers de la LSPD. Toujours est-il que les deux policiers fautifs sont toujours entendus au Parker Center au sujet de leurs actes. Le maire a par ailleurs adressé ce matin ses plus sincères condoléances aux proches de la victime et promet un jugement exemplaire à l'attention de McCormick et Jefferson.

Le  Parker Center, QG de la police de Los Santos.